Offrir à son esclave une courte recitation, une sorte de mantra meditatif, fait partie des premières leçons de l’esclavage. Elle aura à se réciter chaque soir et chaque matin et lors des utilisations intenses. Cette recitation sous la forme de quelques phrases confirme sa nature : je suis une esclave, je suis faites pour servir, je suis faites pour obeir est une phrase dont la repetition est source de paix et de calme. A l’occasion de punition spécifique une telle phrase peut être récitée pendant des heures à genoux aux pieds de son Maitre.

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En relation 24/7, les actes de contrôle, de domination comme de soumission ne peuvent être permanents aussi présents soit ils. Cela signifie qu’une part de lâcher prise est à accepter pour l’un comme pour l’autre dans les instants de calme de la vie. Au quotidien, se connaître soi, s’accepter, se découvrir c’est aussi accepter l’évidence, la naturel de la relation sans attente particulière.

Le Maitre domine, contrôle, autorise, protège. L’esclave sert, obéit et progresse comme le Maitre. Les progrès de l’esclave sont les progrès du Maitre, l’accepter simplement, le vivre dans le calme de l’évidence c’est abandonner l’idée d’avoir à se prouver qui N/nous sommes, à le montrer en permanence au risque de l’épuisement. Le Maitre n’a pas à prouver à son esclave qu’Il est le Maitre comme l’esclave n’a pas a prouver à son Maitre qu’elle est son esclave. Chacun est lui même, le Maitre ordonne, l’eslave obéit naturellement, et vit en tant que tel, point à la ligne.

Une relation M/s permanente est un équilibre dans sa maturité selon les désirs du Maitre. Selon la manière dont Il aura dressé son esclave celle çi aura plus ou moins d’aptitude à contribuer aux décisions du Maitre. Il existe des esclaves dressées an animal de compagnie qui, en dehors des services sexuels et ou domestiques demeurent uniquement attentives à embellir et entretenir leurs corps et leurs comportements pour le Maitre. Correctement dressées, elles n’ont plus d’avis personnels sur la vie ou sur les choses, elles n’en ont plus besoin, si tant est que cela puisse être un besoin. Elles sont dans leur liberté d’esclave, libérer d’avoir à être ceci ou cela en fonction des circonstances, libérer de faire ceci ou cela afin d’obtenir ceci ou cela. Elles vivent dans l’instant présent de leur liberté d’esclave, créative d’elles même et de leur environnement immédiat pour le bien être de leur propriétaire.

D’autres Maitres préféreront dresser leur esclave à réfléchir. Ils leur permettront de partager leur avis sur la façon dont les choses et la vie se déroulent. La discipline propre à chaque Maitre définira la façon dont ceci se produit. Certains Maitre apprécient pouvoir parler chaque matin avec leur esclave au moment du petit déjeuner, moment privilégié s’il en est. La conversation du matin, particulièrement pour les novices, est l’opportunité de faire doucement le point sur les progrès du dressage. Il permet bien sur pour tous de fixer les choses à faire de la journée à venir et peut devenir au fil du temps un espace régulier de communication entre le Maitre et son esclave.

Tout est question d’équilibre entre le Maitre et son esclave, l’esclave, si elle en a la possibilité peut offrir à son Maitre ses suggestions et ses remarques, le Maitre choisit de les retenir, d’en discuter ou pas. Le choix d’une esclave qui puisse participer aux décisions du couple est déterminé par le Maitre durant la période de noviciat de l’esclave. Selon ce qui lui paraît le plus satisfaisant Il choisira d’assimiler au service de l’esclave la possibilité de lui faire partager son avis.
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La pratique décidera de l’opportunité de dresser l’esclave dans un sens plutôt qu’un autre. S’il s’avère que les avis de l’esclave sont pertinents pour son Maitre, Il saura ménager l’espace nécessaire à l’expression dans le quotidien. S’il s’avère que le Maitre n’a besoin que de services sexuels et/ou domestiques, Il dressera son esclave comme tel. Selon le caractère originel de l’esclave, forte personnalité ou faible personnalité, ancrée dans la matière ou sujette à la rêverie, d’un coté, selon les désirs et souhaits du Maitre de l’autre, l’esclave contribuera plus ou moins à la bonne marche de la maison dans l’esprit de service au bien être du Maitre qui la caractérise.