La question de l’autorité est une évidence, pour autant nul n’est à l’abri d’une erreur. Les erreurs diffèrent des fautes. Les fautes sont des erreurs qui se répètent ou des transgressions des rêgles établies. Les fautes engendrent des punitions et les erreurs des corrections. Le Maitre décide des punitions et offre à son esclave les moyens de corriger ses erreurs.

Il juge avec discernement de la différence entre l’erreur et la faute. Il corrige l’erreur et puni la faute avec mesure toujours dans le sens du dressage. La punition est une chose que son esclave n’aime pas. Une esclave non masochiste pourra subir une punition corporelle tandis que l’esclave d’un Maitre sadique sera punie autrement.

C’est généralement la perte d’un privilège (l’usage de quelque chose qui plait à l’esclave) pour une période donnée ou pire l’ignorance de l’esclave pour un temps défini. Le Maitre peut sermoner son esclave, lui faire la leçon en lui expliquant fermement les raisons de la punition et la nécessité du comportement juste.

Dans ce cas, si elle n’est pas nue comme d’habitude, elle aura à relever sa jupe et découvrir ses seins à genoux la tête baissée les mains croisées sur les reins. Correctement dressée, elle ne peut s’exprimer qu’en réponse à une question du Maitre. La leçon peut être conclue par une phrase à répéter doucement dans cette position durant quinze minutes.

J’apprécie pour Ma part de M’occuper de Mes affaires en entendant Mon esclave réciter durant de long moments. D’une manière générale, même dans le cas de punitions corporelles, il est bon, avant les coups, de faire la leçon à son esclave en cas d’erreur puis de lui permettre de s’excuser et de remercier à la fin.

Le Maitre et l’esclave échangent beaucoup dans les premiers mois du noviciat. Ce qui plait au Maitre est la leçon permanente de l’esclave. Le Maitre affirme ce qui lui plait et accompagne son esclave dans son désir de lui plaire et de le servir. Lorsqu’Il s’engage à punir une erreur, il est conscient qu’Il devra la punir à chaque fois jusqu’à ce qu’elle ne se reproduise plus. Cela prends du temps.

Le dressage d’une esclave est une activité chronophage, mais le temps est le meilleur atout de la maturité et de la liberté d’être soi. Enfin, il est clair que l’esclave ne sert pas avec la peur d’être punie (ou alors très ponctuellement), mais bien par plaisir de servir et de plaire et d’être soi.
Il est juste de reconnaître la nécessité de ne pas utiliser sexuellement son esclave à l’issue d’une punition. La gratification que représente le service sexuel de l’esclave vient contredire la punition.

Si l’erreur se reproduit après que la punition ait été suivie d’une utilisation sexuelle, c’est au Maitre d’assumer ce qui est une erreur de sa part. Malheureusement, punir son esclave est souvent très excitant, il est bon d’en être conscient et de ne pas succomber afin de permettre à l’esclave d’adopter sereinement les bons comportements.

Si le Maitre fait une erreur il lui faut la reconnaître comme telle et faire partager ouvertement à son esclave les mesures qu’Il prendra afin d’en assurer pour Lui même la correction.

Si le Maitre fait une faute il doit savoir que cette faute peut entamer la confiance que lui porte son esclave. Non seulement Il aura à s’en excuser mais il lui faudra faire amende honorable. Un cadeau est bienvenu, après les indispensables explications, une conversation d’égal à égal si l’esclave en est capable peut également se révéler une excellente initiative.

Si l’esclave ne peut pas supporter une conversation d’égal à égal, un long moment de tendresse, un petit voyage en week end est aussi une bonne option. Si la faute se reproduit c’est la relation qui est en péril tout simplement et si apparaît une conclusion douloureuse qui engage une séparation le Maitre prendra les dispositions nécessaires à la libération de son esclave. Il pourra soit la confier à un autre Maitre, soit avec respect et distance l’entretenir le temps qu’elle s’affirme libérée.

Il est bon de garder à l’esprit la force et les raisons du choix initial de la relation. Ce choix est le socle de la relation, c’est à la lumière de ce choix originel que les fautes doivent être jugées. Le Maitre, comme l’esclave, peut pardonner en regard du choix qui est alors comme re-confirmé.

Oui, vivre Maitre/esclave est un long chemin, et ce ne sont pas les difficultés qui peuvent le faire oublier.
C’est un fait que les Maitres ont tout intérêt à se rencontrer, à se connaître comme les esclaves qui entretiennent des relations avec leurs sœurs en esclavage… Si la période du noviciat peut se révéler propice à l’isolement, une fois le collier posé il est précieux de nouer des relations avec d’autres couples.

Des centres de dressage offrant des stages existent désormais. Quelques fois ouverts sur internet, il est bon de pouvoir en profiter.

Une esclave libérée pourra y trouver un nouveau propriétaire ou y passer le temps nécessaire à recouvrer sa paix intérieure, son aptitude à vivre sans Maitre permanent. Les échanges ouverts qui s’y produisent, comme les enseignements qui y sont dispensés permettent à chacun de progresser.

Une esclave dont la progression s’effectue par palier présentera souvent plusieurs fois des symptômes de dépression passagers. Il est bon pour le Maitre de pouvoir la rassurer, la cajoler dans ces moments où elle se sent vide, où elle perd pieds en elle même. Ces symptômes font partie de son chemin et les larmes sont à encourager.
Le choix de vivre en permanence aux pieds de son Maitre est déterminé par la prise en compte de multiples facteurs. Cette décision, réservée au Maitre, est une étape majeure dans l’expérience de la relation. La vie de couple au quotidien est difficile par nature. Le taux élevé de divorce des couples vanille en témoignent chaque jour.

Une relation mature Maitre/esclave échappe à cette règle dans la majorité des cas. Non pas parce que l’esclave obéit et sert en toute circonstance mais plutôt parce que le Maitre sait la nécessité pour chacun d’être à sa place dans le respect de ce qui a été choisi. Il est bon lors du noviciat d’organiser des plages de temps de solitude de l’esclave dont l’emploi du temps aura été défini.

Le Maitre de son coté aussi a besoin de ses moments définis à part de sa novice. Il est toujours profitable de pouvoir prendre du recul et d’assimiler calmement ce qui se passe quelques fois de manière très intense. L’esclave de son coté a aussi besoin de temps seule au calme afin d’intégrer naturellement l’épanouissement progressif de sa nature.
La domination, la soumission, aussi profonde et élaborée soit elle, a besoin de temps pour se concrétiser durablement. Un lieu réservé au Maitre dans la maison, un lieu où l’esclave n’entrera jamais est une idée intéressante. Un jour dans la semaine où l’esclave s’occupe exclusivement d’elle même ou prépare quelque chose pour son Maitre sans lui est aussi une bonne idée pour ne pas vivre constamment l’Un sur l’autre.