Etre à l’écoute de son inspiration.
Nous l’avons déjà dit, un Maitre n’est pas une machine à modeler les esclaves. L’un et l’autre, être humain, sont des personnes sensibles par nature. Il en est ainsi de l’inspiration et de l’imagination : chacun en a plus ou moins selon sa sensibilité, son histoire personnelle.
L’imagination comme l’inspiration sont des trésors qu’il nous faut chérir et cultiver. Si le maitre en est dénué, il pourra à loisir développer ces talents chez son esclave, elle est là pour cela.
N’oublions pas que l’imagination est un muscle. L’esclave, sans capacité d’initiative propre à part pour l’entretien courant de son corps et de son esprit pourra écrire au Maitre ce que son dressage lui inspire sous forme d’images, ce qu’elle imagine sous forme de mots même simplement énoncés. Elle pourra le mentionner dans son journal ou son blog comme lors de conversation qui pourraient y être dédiées.
A part dans les cas de dépersonnalisation, il est bon de considérer que la proposition fait partie du service. Il est souvent clair qu’il y a plus d’idées dans deux cerveaux que dans un. Le Maitre qui dresse son esclave en la dépersonnalisant est conscient qu’il se prive d’une partie de sa capacité à le servir.
C’est son choix comme celui de l’esclave ainsi dressée et entretenue. Le seul danger qui peut guetter un tel Maitre est l’ennui ou la routine preuve d’une faute d’appréciation : Il n’a pas correctement mesuré ce que le dressage qu’Il applique produit..
Cependant, et ceci est valable pour tous : le Maitre veillera à témoigner régulièrement de son intérêt envers cette esclave afin d’en conserver la fraicheur.
Ce n’est un secret pour personne : une esclave dressée au seul usage sexuel et domestique réclame plus d’attention qu’une esclave dressée à servir avec les talents choisis par le Maitre.
L’esprit humain est une merveille. Il n’est pas à l’instar du corps une machine. L’échange de pouvoir, permanent et profond, n’est durable qu’avec la satisfaction des besoins d’accomplissements propre à chacun. Il ne faut pas se leurrer, les couples Maitres /esclaves le savent : le besoin d’accomplissement passe par l’activité, la création et la reconnaissance.
La psychologie l’a constaté alors même que les anciens le savaient déjà. Dresser son esclave en tant qu’objet d’usage sexuel et domestique est précieux durant des périodes définies mais demeure difficile à tenir dans la durée. L’esclave totalement affranchie d’elle même durablement, vivant enchainée sans autre activité que d’être utilisée résiste difficilement au principe de réalité.
Cette image, aussi juste soit elle, ne doit pas tromper les esclaves novices et les jeunes Maitres. C’est une bonne direction : une piste pour explorer le réel, débuter le dressage ou l’entretenir ponctuellement, mais sans jamais perdre de vue la vision du réel à long terme qui demeure le lieu où chacun vit et s’épanouie à sa place.
La vie des harems d’esclaves des anciens en témoigne : sans activité l’esclave s’étiole plus ou moins tôt. Les criminels qui aujourd’hui font la traite des filles le disent aussi à leur manière : il faut six mois pour briser une fille qui alors n’est plus bonne à rien à part l’asile psychiatrique. Et des jolies filles brisées en asile, il y en a plein, affreusement seules... Ces criminels ajoutent, on s’en fout, des filles c’est pas cher et il y en a plein dans les pays pauvres… La bêtise humaine est quelque fois telle qu’il vaut mieux s’en tenir le plus éloigné possible et se féliciter de ne pas y être confronté....
Le Maitre, au delà d’assurer et de développer les talents de son esclave, doit s’en servir. Une esclave inutilisée est comme un jardin à l’abandon : dans l’attente d’un jardinier et d’une belle saison…

Le Maitre le sait bien lui qui organise la discipline d’activité de son esclave. Cela fait partie de ses talents de détecter chez son esclave les talents dont Il saura jouir durablement.
Dans cet esprit il est indispensable que le Maitre exprime clairement sa volonté de voir son esclave progresser dans le ou les domaines choisis. Il pensera tout autant à la rassurer sur le fait qu’il ne s’agit pas pour elle de prendre le pouvoir ou usurper sa nature d’esclave . elle a dans ces circonstances le devoir d’être ou de devenir meilleur que son Maitre dans ce ou ces domaines particuliers. Sincèrement J’adore que Mon esclave tricote aussi bien mais Je suis bien incapable de tricoter le moindre rang.
Une esclave correctement dressée sait bien tout cela et sa paix en témoigne aussi. Elle sait que ce qu’elle fait pour elle même, pour s’améliorer, est fait pour son Maitre.