Offrir à son esclave une courte récitation, une sorte de mantra méditatif, fait partie des premières leçons de l’esclavage. Elle aura à se réciter chaque soir et chaque matin et lors des utilisations intenses. Cette récitation sous la forme de quelques phrases confirme sa nature : je suis une esclave, je suis faites pour servir, je suis faites pour obéir est une phrase dont la répétition est source de paix et de calme. A l’occasion de punition spécifique une telle phrase peut être récitée pendant des heures à genoux aux pieds de son Maitre.


Un mantra est une phrase ou une série de phrase qui permet à l’être de se centrer dans sa paix intérieur en faisant le vide des pensées éparses qui occupent trop souvent le mental. Cette phrase, ce mantra peut être réciter à haute voix ou intérieurement. Lorsque l’esclave doit sortir il peut ainsi être bon de lui ordonner de se réciter intérieurement au rythme de ses pas lorsqu’elle marche par exemple. C’est un outil puissant qui, lorsqu’il est pratiqué régulièrement, peut se révéler une excellente ressource de transformation du stress ou d’une émotion forte.
Les remerciements que l’esclave doit à son Maitre font partie des cadeaux qu’Il lui offre. Ils confirment à l’esclave les soins et l’attention que lui prodigue son Maitre. Elle remercie toute permission accordées, toute forme de dressage manifestée et toute punition. En fait qu’il s’agisse de manger, de faire ses besoins ou de souffrir, l’esclave remercie souvent dans les premiers temps du dressage. Au fil de la relation les remerciements sans être moins nombreux sont moins souvent formulés.

Il est assez évident que trop de protocole tue le protocole. En certaines circonstances il est extrêmement plaisant que l’esclave sache faire la révérence par exemple. Le Maitre peut aussi ordonner à son esclave de parler d’elle à la troisième personne : « cette esclave demande la permission d’utiliser la salle de bain ».

Iil est bon d’être réaliste, dans le cadre d’une vie au quotidien en relation Maitre/esclave 24/7 la révérence est difficile à produire et perds de son panache. De la même façon demander la permission au Maitre pour toute chose de la vie courante peut s’avérer usant pour le Maitre. Il sait bien, vivant aux cotés de son esclave mature, qu’elle le sert et que sa dévotion n’a d’égale que sa disponibilité et ce sont bien là les choses importantes.

Permettre à l’esclave de parler d’elle à la troisième personne est très efficace pour contribuer à la justesse de sa position en la privant de l’aptitude à dire je pour elle même. Si l’environnement ne le permet pas, le journal ou le blog de l’esclave pourra être rédigé à la troisième personne.

elle se montre et se vit telle qu’elle est au service du Maitre, dépourvue des désirs d’existence de l’ego qui occupent le terrain du mental qui tourne à vide au détriment de sa nature profonde et présente.

C’est bien à l’usage, au quotidien que le Maitre juge de l’opportunité de ces techniques de révélation de la nature de son esclave. Il est juste de les tester sur des périodes de une à trois semaines. D’en apprécier les atouts et d’en confirmer les progrès et au besoin de les transformer en règle de vie.

une esclave correctement dépersonnalisée parlera peu. elle inscrira sa présence dans la routine calme et élégante d’un service discret sans attente. elle sait ce qu’il y a faire dans la maison, ce que le Maitre attend d’elle au quotidien. Une esclave dont les aptitudes à créer sont manifestes et plaisent au Maitre disposera de temps pour le faire. Qu’il s’agisse d’écrire, de jardiner, de peindre ou de jouer du piano, le temps quotidien consacré à créer pour le Maitre est défini par Lui.




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En relation 24/7, les actes de contrôle, de domination comme de soumission ne peuvent être permanents aussi présents soit ils. Cela signifie qu’une part de lâcher prise est à accepter pour l’un comme pour l’autre dans les instants de calme de la vie. Au quotidien, se connaître soi, s’accepter, se découvrir c’est aussi accepter l’évidence, la naturel de la relation sans attente particulière.

Le Maitre domine, contrôle, autorise, protège. L’esclave sert, obéit et progresse comme le Maitre. Les progrès de l’esclave sont les progrès du Maitre, l’accepter simplement, le vivre dans le calme de l’évidence c’est abandonner l’idée d’avoir à se prouver qui N/nous sommes, à le montrer en permanence au risque de l’épuisement.

Le Maitre n’a pas à prouver à son esclave qu’Il est le Maitre comme l’esclave n’a pas a prouver à son Maitre qu’elle est son esclave. Chacun est lui même, le Maitre ordonne, l’esclave obéit naturellement, et vit en tant que tel, point à la ligne.

Une relation M/s permanente est un équilibre dans sa maturité selon les désirs du Maitre. Selon la manière dont Il aura dressé son esclave celle çi aura plus ou moins d’aptitude à contribuer aux décisions du Maitre. Il existe des esclaves dressées an animal de compagnie qui, en dehors des services sexuels et ou domestiques demeurent uniquement attentives à embellir et entretenir leurs corps et leurs comportements pour le Maitre.

Correctement dressées, elles n’ont plus d’avis personnels sur la vie ou sur les choses, elles n’en ont plus besoin, si tant est que cela puisse être un besoin. Elles sont dans leur liberté d’esclave, libérer d’avoir à être ceci ou cela en fonction des circonstances, libérer de faire ceci ou cela afin d’obtenir ceci ou cela. Elles vivent dans l’instant présent de leur liberté d’esclave, créative d’elles même et de leur environnement immédiat pour le bien être de leur propriétaire.

D’autres Maitres préféreront dresser leur esclave à réfléchir. Ils leur permettront de partager leur avis sur la façon dont les choses et la vie se déroulent. La discipline propre à chaque Maitre définira la façon dont ceci se produit. Certains Maitre apprécient pouvoir parler chaque matin avec leur esclave au moment du petit déjeuner, moment privilégié s’il en est. La conversation du matin, particulièrement pour les novices, est l’opportunité de faire doucement le point sur les progrès du dressage. Il permet bien sur pour tous de fixer les choses à faire de la journée à venir et peut devenir au fil du temps un espace régulier de communication entre le Maitre et son esclave.

Tout est question d’équilibre entre le Maitre et son esclave, l’esclave, si elle en a la possibilité peut offrir à son Maitre ses suggestions et ses remarques, le Maitre choisit de les retenir, d’en discuter ou pas. Le choix d’une esclave qui puisse participer aux décisions du couple est déterminé par le Maitre durant la période de noviciat de l’esclave. Selon ce qui lui paraît le plus satisfaisant Il choisira d’assimiler au service de l’esclave la possibilité de lui faire partager son avis.

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La pratique décidera de l’opportunité de dresser l’esclave dans un sens plutôt qu’un autre. S’il s’avère que les avis de l’esclave sont pertinents pour son Maitre, Il saura ménager l’espace nécessaire à l’expression dans le quotidien. S’il s’avère que le Maitre n’a besoin que de services sexuels et/ou domestiques, Il dressera son esclave comme tel. Dès lors, libérée de l’obligation d’avoir une opinion ou un avis sur les choses, elle servira en silence, disponible et tranquille.

Selon le caractère originel de l’esclave, forte personnalité ou faible personnalité, ancrée dans la matière ou sujette à la rêverie, d’un coté, selon les désirs et souhaits du Maitre de l’autre, l’esclave contribuera plus ou moins à la bonne marche de la maison dans l’esprit de service au bien être du Maitre qui la caractérise.