Il est normal dans les premiers temps du dressage d’avoir à faire face à quelques résistances particulièrement en ce qui concerne les restrictions puis les disparitions de toute liberté d’initiative personnelle. Ces résistances sont bon signe, elles signifient que les progrès du dressage sont en cours. A l’issue du dressage elle aura abandonné toute velléité, toute aptitude à choisir pour elle même. Sa liberté, celle de vivre telle qu’elle est, sera entièrement placée entre les mains de son Maitre.

Le travail sur l’aptitude de l’esclave à choisir d’être fidèle à elle même, commence dans la reconnaissance intime de la valeur de l’esclavage et du dressage que lui offre le Maitre. Ce choix, de vivre en tant qu’esclave, est celui qui guidera sa progression vers son accomplissement.

L’esclave reconnaît dès les premiers temps qu’elle choisi constamment entre sa propre liberté et son esclavage. Ainsi, son être profond, celui qui est en jeu, fidèle à sa nature, libre des avis normatifs de la société, libre des projections faites par la famille ou le milieu social, libre en elle même de se reconnaître telle qu’elle se sent être, constate simplement que l’esclavage consenti est la vie qui lui permet d’être elle même. Par ce choix, elle sait trouver ou conserver le Maitre qui la dresse afin qu’elle puisse vivre en paix et s’épanouir telle qu’Il le mérite. C’est bien ce choix primordial, de préférer vivre en tant qu’esclave qu’en tant que femme indépendante qui guide ses premiers progrès d’esclave.

La route n’est pas toute droite, aucune route n’est droite à part celle des fantasmes pervers d’une société policée dont la représentation permanente ne conditionne ses sujets qu’au respect d’idéaux standards souvent répandus pour les exploiter par la misère (toute forme de pénurie, sexuelle, intellectuelle, affective et financière), l’ignorance, la ruse ou la manipulation.

Le Maitre choisi, au fur et à mesure de la progression du dressage, de développer les talents de son esclave dont Il a besoin. Les talents indispensables à l’usage sexuel quotidien en font partie bien entendu. L’esclave a vocation a servir, obéir et être pleinement utilisée. Son bien être émotionnel fait partie intégrante de son accomplissement durable et le Maitre qui ne saurait pas en tenir compte ne pourrait pas disposer de l’esclave dont Il rêve, ni rendre heureuse de servir celle qui se sent esclave prête à s’offrir pleinement et durablement.

Une esclave, même dressée à l’usage sexuel intensif à besoin de s’épanouir dans la paix au fil du temps. Des buts sont à assignés en fonction des désirs du Maitre envers elle. Il est souhaitable qu’Il prenne la mesure des talents de l’esclave afin d’élaborer un programme de développement spécifique en fonction de ses besoins.

Ainsi l’esclave peut apprendre une langue étrangère, un instrument de musique, apprendre la couture ou le tricot, progresser en cuisine afin de devenir un véritable cordon bleu, se lancer dans des études de psychologie de l’enfant en vue d’une grossesse, la liste est infinie. Elle peut poursuivre des études afin d’atteindre l’excellence professionnelle dans un domaine donné afin de verser son salaire à son Maitre ou à l’inverse elle peut se spécialiser dans la gestion de placements financiers afin d’assurer la bonne gestion et la performance des affaires du Maitre.

Il n’y a aucune difficulté au fait que l’esclave puisse se révéler meilleure que le Maitre dans un ou plusieurs domaines particuliers, au contraire, son sens du service n’en sera que renforcé. C’est même pour certains Maitre une véritable preuve de leur maturité. Nous sommes des êtres humains, ni des robots, ni des animaux, c’est au Maitre s’il en ressent le besoin, de déceler les talents de son esclave, de se les faire confirmer par la pratique et des les faire progresser à son service. Pour autant, il est clair qu’une esclave dressée en animal de compagnie à usage sexuel et domestique fera parfaitement l’affaire si, correctement dressée et entretenue, elle vit en paix aux pieds de son Maitre qui souhaite en disposer ainsi.

Le Maitre n’a pas vocation à être meilleur en tout. Le Maitre domine son esclave, l’esclave sert son Maitre et lui obéit en toutes circonstances. En d’autres termes le savoir faire est une chose, l’autorité en est une autre. Il est important que les jeunes Maitres méditent là dessus. Le dressage met à jour une dépendance profonde et sans faille de l’esclave envers le Maitre. Le bonheur du Maitre est son bonheur. Que l’expression de l’autorité soit passive ou active, selon les temps et les circonstances, l’esclave ne peut vivre et s’épanouir sans l’autorité de son propriétaire. Il est ainsi important de constater que certains couples évoluent au fil du temps dans ces notions de domination active ou passive. Certaines esclaves sont souvent punies lors du noviciat. Cette régularité des premiers mois change souvent avec les années.

Les punitions s’espacent alors que les séances se font plus régulières. Il existe des esclaves qui témoignent de la disparition des punitions au profit de séances plus dures qu’elles reçoivent comme autant de récompenses.

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Et ce n’est pas une question d’âge. Il existe des Maitres plus jeunes que leurs esclaves et inversement, c’est une question de choix initial et de maturité. Rien n’empêche un Maitre de trente ans de posséder une esclave de cinquante. Pour en avoir rencontré, leur épanouissement est patent. Je me souviens d’une belle esclave dans une belle cinquantaine qui se félicitait de son accouchement par césarienne. Elle m’expliqua, main dans la main, lors d’une promenade au cimetière du Père Lachaise, qu’elle avait conservé un vagin de jeune fille particulièrement étroit qui plaisait beaucoup à son jeune Maitre. Elle avait été longuement et durement dressée à l’étranger durant plus de vingt ans par un forestier du Cameroun. elle regrettait de ne pouvoir offrir le fist fucking à son Maitre. Elle était un peu perdue, ne sachant même pas comment prendre le métro. Elle circulait uniquement en taxi. Mais elle avait été solidement prise en main par ce jeune Maitre qu’elle avait rencontré dès son arrivée en France et dont elle ne cessait de vanter les mérites en me montrant les marques profondes de la cravache sur ses seins.

Le dressage d’une jeune novice est souvent plus long que pour une esclave qui a déjà eu l’occasion de vivre une vie de femme. La jeune novice progressera rapidement mais son développement intellectuel pourra engager au fil du temps le désir d’une autre vie qu’une vie d’esclave. Ceci fait partie de l’engagement que de pouvoir être rompu lorsque l’esclave ou le Maitre se constatent en déséquilibre avec ce qu’Ils vivent et ce de manière profonde. Cela fait partie de l’engagement que de pouvoir à un moment donné reconnaître s’être trompé et désirer autre chose que ce type de relation. Pouvoir en discuter librement, d’égal à égal est la chose à faire afin de préparer doucement le changement et/ou la séparation.

Il en est des Maitres et des esclaves comme des gens qui nous entourent. Ce n’est pas en se définissant comme tel que l’on est ce que l’on croit être. Avant de s’engager à dresser une esclave, avant de s’engager à être dressée, il est bon que chacun s’interroge sur ses véritables motivations et sa nature. Il s’agit de bien se connaître, de s’accepter en soi même dans ce qui semble être l’ultime espace de liberté qui s’offre encore à nous aujourd’hui : notre intimité.